Après 2 jours de repos à Cochabamba dans un hôtel de bonne facture (et oui, nous avions besoin d’un peu de confort), quelques heures dans une piscine et un hammam, nous avons repris notre route en direction du village de Torotoro, du même nom que le parc national qui l’abrite. La particularité de ce parc est qu’il est posé sur une terre marquée par le temps, depuis des millions d’années, entre formations géologiques étonnantes, fossiles et empreintes de dinosaures.

Dés la montée dans le bus, nous avons rencontré 3 françaises avec lesquelles nous avons passé les 3 jours suivant. D’une part car arpenter le parc se fait obligatoirement avec un guide et c’est moins chère à plusieurs. D’autre part car elles étaient très sympas et nous avons passé de bons moments.

Les 4 drôles de dames en route pour l'aventure

Les 4 drôles de dames en route pour l’aventure

La première journée était consacrée à une rando d’environ 6h afin de découvrir 2 des principales attractions du parc : les empreintes de dinosaures et le canyon Waka Sinqa.

Après avoir trouvé notre guide et acheté quelques provisions, nous partons à la découverte de ce parc aux paysages magnifiques et aux nombreuses surprises.

 

 

 

Empreintes de pas du géant vert

Empreintes de pas du géant vert

Empreinte du Tyrannosaure

Empreinte du Tyrannosaure

C’est assez difficile à imaginer, mais le parc est parsemé de traces de pas de ces mammifères énigmatiques et disparus. 2 espèces en particuliers sont représentées : les théropodes (le célèbre chasseur carnivore, le tyrannosaure rex) et les sauropodes (le tranquille herbivore géant, le diplodocus).

Même si nous n’avons pas été sur le site où elles sont les plus nombreuses, ces quelques traces nous rappellent bel et bien que les premiers habitants de cette terre étaient des animaux.

Le surfeur d'argent ... Si si ...

Le surfeur d’argent … Si si …

Après ce rappel de l’histoire, nous continuons notre route en direction du Canyon du parc, pour dans un premier temps le voir de haut avant de nous enfoncer dans ses entrailles en direction de El Vergel, un site naturel qui vaut le détour. La route est très agréable, dans un décor que j’imagine parfois ressembler à l’ouest américain. Je me prends d’ailleurs pour un super héros dans un moment d’égarement, certainement dû à la chaleur …

Vue imprenable

Vue imprenable

Puis nous arrivons rapidement au Canyon, vue somptueuse dont nous profitons depuis un mirador le surplombant. On aperçoit un peu de verdure longeant le fil d’eau le parcourant en son centre. Il n’y en a pas beaucoup car cela fait plus de 5 mois qu’il n’est pas tombé une goutte d’eau.

Premiers pas dans le canyon

Premiers pas dans le canyon

Le terrain est donc idéal pour nous permettre de descendre et de randonner au frais (enfin, plus ou moins), la chaleur au soleil approchant les 30°. La descente n’est pas trop compliquée, le chemin est agréable et nous arrivons vite au coeur du canyon.

Première petite cascade

Première petite cascade

Malgré le manque d’eau, nous croisons parfois un filet d’eau qui nous offre de belles petites cascades.

Puis c’est l’arrivée sur El Vergel, un endroit étonnant dans ce paysage : un coin de verdure d’où s’écoule de micro cascade, formant des bassins où l’on peut se baigner. Bon, l’eau doit être environ à 10°, donc seuls les plus téméraires y mettent les pieds et plus si affinité.

El Vergel, oasis de verdure et de fraicheur

El Vergel, oasis de verdure et de fraicheur

Quelques « flaques » sont un peu plus chaudes, mais nous ne tenterons pas l’expérience avec Emilie. Mais l’endroit est vraiment beau, agréable de s’y poser afin de prendre le déjeuner.

Le canyon, toujours plus beau

Le canyon, toujours plus beau

Après la pause déj, nous reprenons le chemin afin de retourner vers le village, via un autre itinéraire qu’à l’aller, remontant plus amont le canyon. Une nouvelle fois, les paysages que nous traversons sont magnifiques. Cette route retour est censée nous faire découvrir des peintures rupestres. Face à notre sépticisme en les voyant, le guide nous dit qu’en fait elles sont plutôt de l’époque Incas. Mais franchement, nous ne prendrons même pas la peine de mettre une photo sur le site, vue la qualité artistique des incas, ces marques ne doivent pas rester, je pense, dans la mémoire collective.

El Rey

El Rey

Nous finirons ce premier jour avec une dernière belle rencontre.

Même si il fût un peu lointain, notre premier contact avec un Condor, le roi des andes, oiseau mythique et en voie de disparition, nous combla de joie pour terminer cette première journée !

 

 

 

Fin prêt pour une nouvelle journée

Fin prêt pour une nouvelle journée

 

Le second jour, nous choisissons de faire 2 balades, la premières pour découvrir des grottes forgées par l’océan qui jadis était ici, la seconde pour une randonnée, les « 7 virages ».

Ancien couloir marin

Ancien couloir marin

Nous attaquons donc par 1h de mini bus afin de rejoindre le site des grottes. La balade est sympa, les paysages une nouvelles fois magnifiques, avec des formations géologiques étonnantes.

Les grottes sont en fait d’anciens couloirs marins formés par un océan qui était présent ici avant même les dinosaures. Nous marchons entre ces tunnels, grottes et cavernes, anciennement habités par des voleurs qui s’y cachaient.

 

Cavernes, ou HLM pour voleurs

Cavernes, ou HLM pour voleurs

Ca passe juste !

Ca passe juste !

 

On pousse sur les jambres

On pousse sur les jambes

Les rides lui vont si bien

Les rides lui vont si bien

Certains passages sont plus difficiles que d’autres (soit parce que très étroits, soit parce que très abruptes) mais la balade est plutôt tranquille. L’autre aspect bluffant est que nous sommes amenés à marcher sur du magma refroidit (en même temps cela parait évident…), ce qui n’arrive pas tous les jours. On a l’impression de marcher sur une terre ridée, preuve de son âge avancé.

Boule de magma figée par un océan disparu

Boule de magma figée par un océan disparu

La balade de l’aprés-midi fût moins « inspirante » bien que très sympathique tout de même. Le truc, c’est que la majeure partie du temps était dédiée à la recherche de fossiles similaires à ce que l’on trouve chez nous. Nous en avons d’ailleurs vu beaucoup plus et de plus grandes variétés lorsque, enfants ou adolescents, nous les cherchions dans nos régions de l’est qui en regorgent.

Nous avons cependant eu une magnifique vue sur des formations assez étonnantes, sortent d’énormes vagues de pierre formées lors de la séparation des plaques.

Des vagues figées pour l'éternité

Des vagues figées pour l’éternité

 

Le choc dû être violent

Le choc dû être violent

 

 

 

 

 

 

Puis, sur le pic surplombant la descente en 7 virages, une superbe vue sur la vallée de torotoro.

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