A l’heure où nous écrivons cet article, nous avons quitté le Cima depuis pile une journée. Je suis sûr qu’avec ce nouvel article sur ce lieu incroyable, vous comprendrez pourquoi cela a été si difficile de le quitter.

Tout le monde concentré pour terminer son dessin !

Tout le monde concentré pour terminer son dessin !

Dans la continuité de notre première semaine, nous avons poursuivi notre investissement à la ferme, avec les mêmes tâches. Autant vous dire que nous étions totalement autonomes pour gérer les animaux. J’ai également poursuivi l’atelier dessin, avec certains jeunes très assidus, notamment pour préparer l’anniversaire dont je vous parlerai plus bas.

Une scène cocasse à retenir également, qui hélas n’a eu aucun témoin, c’est mon combat contre une chèvre des voisins, que 2/3 femelles en chaleur ont attirée. Le combat, épique (près de 5 mn), violent (jets de pierres, coups de pieds et prisesau sol), ne pouvait avoir qu’un vainqueur : votre serviteur ! Ah ! Il faisait moins le malin après s’être pris une dérouillée, et je ne l’ai pas revu avant le départ ! La dignité de mes chéries est sauve !

Cette seconde semaine été surtout marquée par deux événements important ici :

Bonne fête les Papas !

Bonne fête les Papas !

- la fête des pères : nous avons été conviés, bénévoles, professeurs et éducateurs, à un petit gouter surprise afin de remettre un cadeau à tous les pères.

A notre grande surprise, tous les hommes travaillant au Cima, volontaires compris, ont reçu un petit quelque chose. Car oui, au Cima, nous jouons tous un peu le rôle de père auprès des enfants, passant du câlin au jeu, sans oublier la fermeté parfois nécessaire à l’apprentissage. J’ai personnellement été très touché par cette démarche, en plus du fait de fortement penser à mon papa, qui je suis sûr serait fier de me voir dans ce centre, comme mon papy qui de son temps avait créé un foyer pour, lui aussi, aider les enfants abandonnés.

- le 23éme anniversaire de la création du Cima par Jean-Louis « Le padre » Lebel.

Petite remise à neuf des espaces extérieurs !

Petite remise à neuf des espaces extérieurs !

Lorsque l’on sait que tout cela a commencé par l’accueil de 8 enfants dans un petit appartement, on peut se rendre compte du chemin parcouru et de la réussite de la démarche. Cette occasion mobilise tout le foyer pour les

T'as assuré Cornélius !

T’as assuré Cornélius !

préparatifs : ménage, peinture, décorations, répétition du groupe (qui joue super bien) … Nous avons d’ailleurs nous aussi laissé nos animaux, le temps de faire un peu de peinture et de jardinage ! Le matin de l’événement, j’ai également pu apporter un tout petit peu d’aide à Cornélius pour finaliser le gâteau d’anniversaire, juste trop beau !

Ca c'est de l'expo !

Ca c’est de l’expo !

Comme je vous le disais plus haut, j’ai profité de cet événement pour valoriser le travail de mes dessinateurs en herbe, en créant des panneaux (avec les moyens du bord) afin d’exposer leur travail pour ce grand jour. Ils étaient je crois assez fiers de voir leurs dessins ne pas rester dans des pochettes.

Le groupe du Cima

Le groupe du Cima

Au final, la journée a été très sympa, avec des groupes de musiques qui se sont succédés, un grand déjeuner collectif, tout cela conclu par une partie de foot. Je passerai sous silence la tentative initiée par Massimo de faire chanter les volontaires français « un autre monde » de Téléphone ; Mass, s’il te plait, fais disparaitre la vidéo :-)

Petit spectacle typique

Petit spectacle typique

Jean-Louis a ouvert le bal

Jean-Louis a ouvert le bal

 

 

 

 

 

 

 

Les jours suivants ont commencé à être plus difficile car nous commencions à penser au départ. Nous avons du coup essayé de profiter un maximum des enfants. J’ai notamment appris à faire du Trompo, une toupille locale avec laquelle les gamins arrivent à faire des trucs que je ne comprends toujours pas ! Nous avons également passé la main à la ferme à un nouveau groupe de français qui était arrivé pour l’anniversaire, pour leur apprendre à réaliser les tâches qui nous ont occupé tout au long du séjour. Nous avons également vécu notre premier tremblement de terre, de magnitude 5 tout de même. j’aimerai vous dire que les montagnes se sont écroulées, que j’ai sauvé la vie à une vieille dame au bord d’une faille qui venait de se créer … Mais cela n’a duré que 5 secondes, et il n’y a eu aucun dégâts, c’est mieux comme ça mais on peut quand même dire que l’on a vécu cette secousse une fois dans notre vie :-)

Un beau groupe de positivos !

Un beau groupe de positivos !

Puis est arrivée la veille du départ. Le blues complet toute la journée. Mais nous

POSITIVOS !

POSITIVOS !

avons terminé notre séjour de la meilleur des manière. Tout d’abord nous avons accompagné Le Padre au diner des « positivos ». Les enfants qui se sont le mieux comporté sont invités au restaurant, avec les volontaires qui le souhaitent, puis se voient offrir 3 soles afin d’acheter quelques sucreries dans une Tienda (épicerie). L’occasion de prendre quelques photos et d’assister, une nouvelle fois, à une scène plus que touchante, que l’on gardera en mémoire. La plupart des enfants n’ont pas mangé leur poulet afin de le ramener à leurs copains du centre. Ils n’avaient peut-être plus faim me direz-vous ? Et bien si, car ils se sont ensuite jetés sur les restes des volontaires qui ne pouvaient pas finir leurs plats. Cette simple action de solidarité nous a beaucoup émue et, une nouvelle fois, confirmée le bienfondé du choix que nous avions fait de venir les aider, avec nos petits moyens. Ces gamins sont extraordinaires et méritent mille fois les efforts et la qualité du personnel qui les entoure. Ils vont nous manquer. Mucho.

Ah ben ils sont beaux !

Ah ben ils sont beaux !

Pour conclure cette soirée avec notre pote Massimo et nos colocataires allemands, nous avons fait une petite fête de départ dans le quartiers des volontaires. Couchés à un peu plus de 2h dans un état d’ébriété flagrant (surtout Cornélius et moi, les autres ont été plus raisonnables !), avant de se lever une dernière fois à 6h, pour dire au-revoir à tous nos petits amis qui, comme l’encadrement, les profs, Massimo, nous manqueront énormément.

Il y a des moments dans la vie que l’on oublie jamais. Ces 3 semaines en feront à coup sûr parties.

 

A bientôt

A bientôt

 

 

 

 

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