De Rurre à Sucre

De retour de notre trip dans la pampa, nous devions prendre un bus de nuit afin de rallier Trinidad où nous attendait un avion pour Santa Cruz. En arrivant au terminal de bus, on nous dit gentiment, alors que nous avions réservé et payé depuis 3 jours, qu’il n’y a plus de place dans la bus ! Autant vous dire que nous étions un brin énervés, une nouvelle fois en Bolivie le Gringos est un peu mal considéré … Mais bon, pas le choix, il nous faut trouver une solution car l’avion n’est pas remboursable et notre plannning est serré. On nous propose finalement de prendre un taxi moyennant une rallonge de budget. Il se fait tard (23h) et la montre joue contre nous. Nous acceptons donc à contre coeur cette proposition, car 9 à 10h dans une voiture de nuit avec un chauffeur inconnu, sur des routes non asphaltées, autant vous dire que nous sommes un peu tendus.

Nos craintes se confirment d’ailleurs assez rapidement. Après une demie-heure de route (si l’on peut appeler cela une route), la voiture zig zag et je vois notre chauffeur légèrement piquer du nez. Je lui demande si tout va bien, il répond que oui en saisissant son sac de feuilles de coca, qu’il enfourne à grosse poignée. Cela sent le désespoir du mec qui n’arrive plus à lutter. Quelques minutes après, il me demande si je sais conduire et si je peux prendre le volant à sa place. Merveilleux ! Ni une ni deux, je me retrouve a devoir conduire de nuit sur une piste très accidentée, dans la poussière et avec une voiture que je ne connais pas. Pas la peine d’espérer compter sur une assistance quelconque de notre ex-chauffeur, il s’endort directement à côté de moi, limite en s’appuyant sur mon épaule pour être bien. La conduite est vraiment difficile, on est presque en mode « Paris-Dakar », je ne peux dépasser les 50km et dois régulièrement donner de gros coups de volant et de freins pour éviter des trous dans lesquels nous serions resté bloqué. Cela à le mérite de réveiller le chauffeur qui en profite pour ingurgiter un maximum de feuilles de coca. Ce n’est qu’après presque 1h30 que le pépére me propose de reprendre le volant, son traitement de choc commençant visiblement à faire effet. Je lui laisse non sans appréhension, et nous le surveillons avec Guy comme le lait sur le feu. Quelques heures plus tard il s’arrête dans une ville afin d’attendre d’autres passagers (et oui, plus on est, plus il gagne), et nous avons donc la chance de pouvoir dormir … dans la voiture ! Bref, nous sommes finalement arrivé à bon port, après un peu d’énervement, beaucoup de stress et un changement de voiture et de chauffeur. Même si aujourd’hui nous en rigolons, quelle mauvaise expérience pour Guy et Brigitte ! Nous qui espérions que tout aller se passer comme sur des roulettes, ils ont eu leur compte d’émotions !

Les Nonnottes ramènent l'apéro à Samaïpata

Les Nonnottes ramènent l’apéro à Samaïpata

Après un bon apéro et une bonne nuit de sommeil à Santa-Cruz, nous prenons la direction de Samaïpata, un petit village niché dans les collines et partagé entre site archéologique (patrimoine mondial Unesco), un volcan et une forêt primaire.

Forêt primaire datant du crétacé

Forêt primaire datant du crétacé

N’ayant pas le temps de tout faire, nous priorisons la forêt car c’est l’une des dernières de cette nature dans le monde, les plus anciennes traces de végétation que l’on peut trouver sur terre (plus de 400M d’année). On en trouve également une au Congo, à Madagascar, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Parcours à la Indiana Jones

Parcours à la Indiana Jones

Notre guide est une biologiste bolivienne passionnée et, dés l’entame de la rando, elle nous fait découvrir les plantes en nous les faisant sentir, toucher. Il y a plusieurs espèces d’eucalyptus, et, bien que nocif à grosse dose, l’odeur dégagée par les feuilles que l’on frotte dans nos mains est délicieuse. Elle nous fait également découvrir des plantes médicinales (qu’elle même utilise) et nous explique la complexité de cet écosystème très particulier. La marche est parfois sportive car nous naviguons entre les racines, les troncs écroulés et les zones glissantes (boue ou roches humides).

De la fougère de compét !

De la fougère de compét !

Bébé fougère ou tentacule de poulpe ?

Bébé fougère ou tentacule de poulpe ?

A côté des eucalyptus, de nombreuses espèces de Pins se partagent l’espace. Mais attention, on parle ici de Pins … qui n’ont pas d’épines. Et oui, ces arbres ont développés leurs épines à partir de l’apparition d’animaux végétariens, c’est-à-dire le Jurassique. Une autre des particularité visible de cette forêt est qu’elle héberge plus d’une cinquantaine d’espèces de fougères. Les plus anciennes sont immenses, ressemblant à des palmiers, culminant parfois à plus de 10m !

La rando était réellement très intéressante, les paysages étaient magnifiques, nous avons donc passé une super journée, ponctuée par un très bon resto le soir. Le restaurateur était français et avait du Cognac, autant vous dire que j’ai fait honneur à sa bouteille ! Nous avons même terminé avec Emilie et Guy sur la place du village, à refaire le monde en buvant des bières !! Les soucis de l’avant-veille étaient définitivement oubliés !

La vallée, du vert à perte de vue

La vallée, du vert à perte de vue

Après cette pause nature, nous avons pris la direction de Sucre, l’ancienne capitale du pays (aujourd’hui tous les centres de décision sont à La Paz). Nous sommes arrivés en fin d’aprés-midi et avons donc commencé notre visite par un resto. Et quel resto ! Nous nous sommes tous régalés, nous n’avions pour notre part pas mangé comme cela depuis notre départ.

Plaza de armas

Plaza de armas

Hiiiiyaaaa !

Hiiiiyaaaa !

 

Le lendemain, nous avons pris le temps de flâner en ville pour visiter le centre et sa place principale. Sans être incroyable, l’atmosphère y est agréable, il y a moins de touristes qu’à Cuszco (la ville est bien moins jolie également). Brigitte, qui n’avait pas trouvé d’alligator suffisamment sage pour s’initier au rodéo, s’est vengée sur un lion.

 

Déambulation colorée

Déambulation colorée

C’était aussi l’occasion de faire visiter à nos invités un lieu qu’ils aiment à découvrir : le marché de la ville. Les marchés d’Amériques latines sont de véritables bric-à-brac dans lesquels vous pouvez trouver de tout. Ils remplacent les centre commerciaux que nous avons chez nous. Mais le plus impressionnant reste les étales de fruits et légumes, riches de choix et de couleurs.

Oh les belles saucisses !

Oh les belles saucisses !

Ce que nous apprécions également, c’est que nous avons la possibilité de manger sur place, dans des petits stand qui cuisinent les ingrédients vendus sur le marché. Nous en avons profité pour déguster l’une des spécialité de la région : le chorizo !

La paradis du fruit, le vrai.

La paradis du fruit, le vrai.

 

Puis, incontournable également, la pause dans une gargote qui propose des jus de fruit frais, des milk-shake ou des salades de fruits, avec un choix à rendre fou les amateurs de saveurs et de fraîcheur. Nous nous sommes régalés, une nouvelle fois.

La suite de notre périple va maintenant nous mener vers le sud-Lipez et le Salar d’Uyuni. Demain, c’est 10h de bus au milieu de décor qui vont être de plus en plus beaux. Même si le voyage touche à sa fin, l’émerveillement, lui, est encore loin d’être terminé.

Et pour le fan club des Nonnottes, d’autres photos sur le facebook (cliquez ici)

3 Responses so far.

  1. Morel Marie Laure dit :

    Bonjour de Chaleze

    Quel plaisir de suivre vos aventures on voyage avec vous c est super ! Nous vous voyons maintenant en famille et cela fait plaisir car nous pensons a la joie de GUy et BRigitte de vous retrouvez et découvrir ou vous viviez

    Très gros bisous à tout et profitez bien
    Éric et Marie laure

  2. Raph & Jess dit :

    Salut c’est Jess. Votre épisode de la réservation de bus nous a fait sourire, car nous venons justement de vivre une petite arnaque à pékin… Quand tu dis que vous étiez « un peu tendu », tu restes poli non !? ;o)
    Une question nous taraude, qui était copilote : Le chauffeur dormeur ou la famille Nonnotte munie d’une boussole?
    Nous pensons bien à vous, les vacances en famille sont toujours un moment privilégié. Des bisous à très bientôt.

  3. Marion ROCHET dit :

    Bonjour,

    J’espère que tout se passe bien pour vous Brigitte, ainsi que pour votre famille. Profitez bien de ces moments chaleureux et de retrouvailles.
    J’ai hâte que vous me racontiez votre séjour. Je pense bien à vous.

    Prenez soin de vous.
    Marion.

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