Notre première nuit dans le lodge fût assez bonne. Insectes volants et rampants, douche froide, lits séparés et sous moustiquaires ne nous ont pas empêché de bien dormir et, surtout, de profiter des bruits de la nuit amazonienne. Il faut dire que nous nous levions tôt ce matin là car nous allions observer les Aras en train de s’alimenter : départ du lodge à 5h du mat, à la frontale, pour 45 mn de marche. C’est très impressionnant de marcher dans la jungle de nuit, car vous êtes entourés d’insectes volants (parfois de la taille d’une main !) et de chauve-souris. Ajoutez à cela les bruits dans les fougères autour de vous, les formes qui traversent le « chemin » devant vous, les cris de singes et d’oiseaux, et vous avez une bonne bande son en mode « Prédator ».

Aras ...

Aras Bleus

Aras ... en train de se disputer une place pour manger

Aras Macavouannes en train de se disputer une place pour manger

Sur le chemin, nous voyons de nombreux Aras nous survoler, ils se rendent au même endroit que nous. Nous terminons les derniers mètres à pas de loups afin de ne pas effrayer les oiseaux, déjà nombreux. Ils viennent ici afin de se nourrir de sels minéraux contenus dans le tronc de certains arbres.

Le bruit est impressionnant et les voir se chamailler pour les meilleures places est assez drôle.

 

Nous rentrons au lodge et, juste avant le petit déj, alors que nous sommes dans la chambre, une colonie de singes passe devant nos fenêtres. Ni une ni deux nous fonçons dehors pour les observer. Nous voyons deux espèces différentes, il y en a partout, un peu hauts et rapides pour des photos, mais cela annonce une journée sous le signe de ces petits mammifères dont nous sommes carrément fans maintenant !

Juste pour la photo !

Juste pour la photo !

Les tortues du lac sont toutes petites mais très nombreuses

Les tortues du lac sont toutes petites mais très nombreuses

 

Motivés à bloc et le ventre bien rempli, nous partons pour reprendre notre barque, espérant pouvoir observer de nouveaux animaux. Emilie s’essaie même à la pagaie, cela me soulage un peu, mais hélas ne dure que quelques minutes (c’est vrai que c’est crevant !).

 

 

Ibis de Ridgway

Ibis de Ridgway

Héron ...

Onoré Rayé

 

Très rapidement nous croisons les premières nouvelles espèces, en plus de celles déjà entraperçues la veille. Il n’est pas toujours facile de les prendre en photos, vous devrez vous contenter du peu que j’ai pu shooter, parfois pas terrible en qualité, mais bon, votre imaginaire fera le reste !

 

 

Capucin...

Saïmiri

Soudain, au loin, nous apercevons beaucoup de mouvement dans les arbres, des branches qui craquent, puis cassent. Puis des cris. Pas de doute, il y a des

Petit déj à base de feuilles et de fleurs

Petit déj à base de feuilles et de fleurs

singes qui s’amusent et se nourrissent et ni une ni deux, nous voilà en train de pagayer comme des fous avec Fernando afin d’aller voir cela de plus prêt. Et là, grand spectacle. Des Saïmiris à quelques mètres de nous, certains sur des branches au bord de l’eau que nous pourrions presque toucher. Ils sont des dizaines, sautent, mangent, nous observent. On reste bloquer là 15/20 mn avant que nos amis ne continuent leur route.

 

Nous avons bien cru que celui-là aller sauter dans le bateau !

Nous avons bien cru que celui-là allait sauter dans le bateau !

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Capucin à Huppe noir en train de manger des fruits

Nous aurions pu y passer la journée, d’autant plus qu’un membre d’une autre espèce, Capucin à houppe noir, est en train de manger quelques fruits au sommet d’un arbre. Instant magique au milieu de ces primates si drôles et attachants.

Nous en croiserons de nouveau sur le chemin nous ramenant au lodge. Il était dit que ce jour serait celui des primates, pour notre plus grand bonheur !

 

 

Il m'aurait fallu un grand angle pour vous le montrer entièrement...

Il m’aurait fallu un grand angle pour vous le montrer entièrement…

L’après-midi était dédiée à une marche en forêt à la découverte des arbres géants et plantes médicinales. Géant, le mot n’est pas trop fort, le plus grand que nous ayons croisé mesure 45m de haut pour près de 20m de large racines comprises.

En fait, une après-midi fun pendant laquelle nous nous sommes bien amusés, nous prenant successivement pour des « natifs » (grâce à quelques accessoires) :

Une Native sur un arbre

Une Native sur un arbre

Ouais je sais, la plume me va bien.

Ouais je sais, la plume me va bien.

 

 

 

 

 

 

 

puis pour Tarzan et Jane, et là sans artifice :

Jane sur sa balançoire de liane

Jane sur sa balançoire de liane

Tarzan ... Plutôt l'homme singe pendu à sa liane !

Tarzan … Plutôt l’homme singe pendu à sa liane !

 

A côté de ces moments où l’on a bien rigolé avec notre guide, il faut tout de même préciser que nous étions aux aguets car la veille avait été repéré une vipère très dangereuse dans le secteur, nous devions donc marcher en regardant en permanence autour de nous pendant que Nando regardait dans les branches sous lesquels nous passions, équipé de sa machette au cas où.

 

Point rouge montre toi

Point rouge montre toi

L’après-midi terminée, nous surveillons le ciel. Quelques nuages mais pas de signe de pluie. Nous allons pouvoir sortir cette nuit pour essayer d’apercevoir le célèbre Caïman noir. Le jeu est simple : équipés de torches, on balaie la rive et le lac à la recherche de points rouges. Ce sont les yeux des Caïmans qui reflètent la lumière, seul moyen de pouvoir les localiser pour ensuite se diriger lentement vers eux. Rapidement, nous en apercevons plusieurs, mais le temps d’arriver vers eux ils ont plongé. Ces animaux, malgré une taille de 2 à 4m, sont craintifs face à notre grosse embarcation. Le jeu dure environ deux heures et

Une gueule au milieu de la nuit : le caïman noir

Une gueule au milieu de la nuit : le caïman noir

nous n’arrivons qu’à entrapercevoir au loin des formes fendant la surface du lac avant de disparaitre à notre approche. Puis, alors que nous nous apprêtons à rentrer, je repère une paire d’yeux près du rivage. Dernière tentative. Et là, nous avons de la chance, c’est un jeune d’un mètre environ, moins craintif et rapide. Nous approchons et, enfin, arrivons à bien le distinguer sous la lumière des torches. Quasi impossible à prendre en photo au milieu des branchages, nous pouvons malgré tout bien en profiter en live. Comme les requins pointes blanches aux Galapagos, ces animaux sont impressionnants et nous l’observons avec respect. Cela ne parait pas grand chose, mais nous rentrons heureux, même si nous n’en avons pas vu beaucoup, le jeux de la chasse et cette récompense finale nous ont comblé.

Brrrr ... Grosse comme une main : la tarentule.

Brrrr … Grosse comme une main : la tarentule.

Et comme dernier cadeau avant de se coucher, le guide vient frapper à notre porte alors que nous nous apprêtons à nous coucher. Il vient d’apercevoir une dernière surprise à nous montrer. Et pas des moindres. Un autre mythe de la forêt amazonienne : la célèbre tarentule !

« Rien à craindre, approche toi prêt pour prendre une photo ». Mouais … Je l’ai fait non sans appréhension mais ne suis pas resté trop longtemps à peine 10 cm d’elle afin de la photographier. Pas rassuré malgré tout …

C’est sur cette dernière vision que nous partons nous coucher après cette deuxième journée riche en émotions. Et le troisième jour, même si elles seront bien différentes, nous a également réservé de belles émotions. Suite au prochain numéro.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 Responses so far.

  1. Rob dit :

    Suspense, emotions, moi j’aime ça! Je suis curieux du 3ieme jour…

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